Le Fujiyama …
Sumos et geishas , 1 , Les sumos
A la demande générale
A la demande générale d’une de mes amies de mon blog qui souhaitait que je vous fasse un article sur les sumos , voici ce que j’ai à vous livrer
Je n’ai pas malheureusement pas de photos personnelles pour illustrer l’article :
A Los Angeles , juste avant d’arriver à Tokyo , ma pellicule précédente était terminée …
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport pour y prendre la voiture de location , voyant que nous étions un couple sympa , l’agence nous a proposé pour 10 dollars de plus par jour une magnifique Cadillac décapotée blanche
Bien sur , j’ai accepté
Et j’ai fait des photos magnifiques à Hollywood , sur la plage de santa Monica , avec la belle décapotable
Et j’ai terminé la pellicule à Tokyo …
Seulement voilà , la pellicule ne s’était pas accrochée et ne pouvait donc pas se dérouler , et mon appareil n’avait pas de voyant pour me le signaler ……
Quand je l’ai ouvert à Beijing pour la changer , la pellicule était vierge …
Inutile de vous dire qu’au retour , l’appareil photo est parti au rebut , et que le cadeau suivant de mes enfants a été un appareil numérique …
Quand à parler du Japon sans parler des geishas , cela me parait difficile …
Les sumos
Les sumos sont des demi-dieux au Japon et encore aujourd’hui, leur réputation est grande au pays du soleil levant
Les preuves de l’existence des sumos remontent loin dans le passé
Le Kojiki , la légende fondatrice du Japon , compilé à partir des textes anciens et de la tradition orale , qui a été rédigé en 712 , relate déjà les exploits des sumos
Je vous en conseille la lecture , la traduction en est disponible ici :
http://destinationterre2.wordpress.com/category/kojiki/
Aujourd’hui , les règles du combat sont sportives , mais il fut une époque où les sumos se battaient jusqu’à la mort
Ce combat était un rite de fécondité
Le sumotori doit s’astreindre à un entraînement journalier
Il consomme deux repas , par période de 24 heures , l’un vers midi et l’autre vers vingt heures
C’est le chankonabe , un ragoût de viandes , de légumes , de féculents liés par une sauce onctueuse
Le sumo dors immédiatement après les repas , car le sommeil permet l’accumulation immédiate des graisses
Le sumo absorbe une grande quantité de protéines et 8000 à 10 000 calories , par jour…
La vie d’un lutteur de sumo est régit par des codes rigoureux et une hiérarchie bien définie qui en font des héros adulés
Avant les combats , les sumos s’adonnent à un rituel de préparation qui dure de 4 à 10 minutes , beaucoup plus long que le combat lui-même , qui dure parfois quelques secondes seulement
Une série de positions et de gestes sont destinés à impressionner l’adversaire
Ils vont de l’œillade meurtrière aux claquements de cuisses en passant par diverses attitudes sensées démontrer la force du lutteur
Le spectateur assiste à un véritable ballet en hymne à la virilité
La lutte sumo est considérée comme un art national japonais , le kokugi
Les origines du sumo
Le premier combat de sumo aurait eu lieu il y a environ 5000 ans entre les dieux Takemikazuchi et Takeminakata
C’est Takemikazuchi qui le remporta , et son peuple , les japonais, gagnèrent le droit d’habiter l’archipel
La pratique du sumo est depuis cette époque très populaire
Au 17ème siècle , les lutteurs de sumo , appelés toshiyoris , recevaient d’énormes sommes d’argent d’admirateurs fortunés
Aujourd’hui , le sumo moderne est nommé Sumo kyokai
Les plus grands champions de sumo sont sacrés “Yokozunas” : les champions suprêmes
C’est le plus haut rang de la hiérarchie sumo
Classement et niveau des lutteurs
Comme dans toute la culture japonaise , le sumo repose sur une échelle hiérarchique très précise
Le banzuké est la liste des lutteurs qui vont s’affronter lors d’un tournoi
La vie du sumo est organisée selon le rang du lutteur : ce rang est affecté en fonction des résultats de chaque combat
Un sumo peut être très bien placé dans la hiérarchie un jour , puis redescendre très bas en peu de temps
Tout dépend de ses résultats aux combats …
L’alimentation des rikishis
Les rikishis sont les lutteurs sumo , quelque soit leur niveau
L’essentiel dans la préparation physique d’un sumo est son alimentation
C’est un entrainement difficile et important pour la préparation du lutteur , qu’il ait ou non une facilité à prendre du poids , car il doit peser au minimum 130 kg …
Au Japon , les sumos sont considérés comme de véritables dieux et sont des sex-symbols , objets de convoitise pour les femmes , prêtes à se battre pour les approcher …
L’entraînement du sumo
Un lutteur a un entraînement quotidien très dur , appelé le keiko
Il est de plus 30 heures par semaine pour un sumotori
Vers 5h du matin , il commence avec des exercices d’endurance : une marche rapide de 20 minutes , des exercices de souplesse , essentielle pour les lutteurs sumo , et des exercices de force : le rikishi frappe un pilier en bois très dur
Au bout de 3 heures environ , le lutteur entame la seconde partie de son entraînement , la partie spécifique au combat de sumo
Il existe plus de 80 prises de sumo
C’est une technique de combat ancestrale , bien plus complexe qu’elle n’en a l’air

La tenue du sumo
Le mawashi est la tenue typique du lutteur
C’est un morceau de tissu en coton épais , comme un kimono de judo , de 50 cm de large et de 5,5 fois le tour de taille en longueur
Il doit être plié sur 4 épaisseurs en tout
Il faut toujours être à deux pour parvenir à mettre sa tenue de sumo
Une fois habillé , le rikishi peut aller combattre
A bientôt pour la suite …
bisousssssssssssssssssssssssssssssssssss aux filles
et poignée de main aux garçons
fréderic






